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Notre prochaine rando publique, ouverte à tous, aura lieu le vendredi 2 mars 2012. RdV place des 3 Gares à Cergy. Pour les détails, voir ici.

 

 
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Edition N°16

La One Eleven 2006 (20 août 2006)


Finalement, nous partons à 6 faire la one-eleven : 4 Zone 4 (Robert, Dominique, Christine et Philippe) et 2 assimilés, Philippe Dalmas et Georges Chauveau. La moitié de l'équipe Zone 4 Vermeille du Mans a donc répondu présent à l'appel! Courageusement Christine a relevé le défi.


Après de multiples tergiversations, les locations de voiture étant trop chères ou trop incertaines, nous partons avec 2 véhicules perso.
Samedi 6h15 pétantes, je sors de mon parking souterrain pour me retrouver face aux voitures de Christine et Robert. Cela commence bien, nous sonnes dans les temps!
Ensuite direction Neuilly Plaisance où nous arrivons vers 7h00, conformément à la programmation GPS de Robert. C'est tout juste si nous ne réveillons pas Georges! Enfin non, car Philippe l'a déjà fait. A force d'utiliser les toilettes et de s'extasier devant le vieux téléphone de Georges, nous avons bien sûr réveillé toute la maison. Deuxième départ donc vers 7h30, direction St Gall.
La voiture de tête, et qui le restera pratiquement tout le temps, est pilotée par Robert, assisté de deux supporters, Christine et Georges. La voiture balais est conduite à tour de rôle par Dominique et les deux Philippe.

Robert a mis le turbo et je peine à le suivre sur l'autoroute. Il faut dire que j'ai réglé le régulateur de vitesse à 130 km/h. Je connais encore mal mon Robert!
Heureusement, il y a les téléphones portables pour organiser les arrêts pipi et restauration. Le premier rendez-vous est d'ailleurs plutôt raté : on s'est mis d'accord sur la station, mais pas le lieu : pendant que les voyageurs de la 206 nous attendent à la station service, nous nous dirigeons, conformément à mes habitudes, vers le resto. Bon nouvel appel et on finit par prendre le café et le reste ensemble.

Malgré mes différents rappels, l'arrêt de midi a lieu à 13 heures. Nos rallymen- women n'ont pas l'air de savoir ce que c'est que la faim... et la nécessité de remplir les muscles de glycogène. Enfin, après quelques hésitations, späztli pour tout le monde. Il faut dire que nous nous sommes arrêtés au Relais Alsacien!

Après une traversée agréable de Bâle (au moins 15 mn en embouteillage dans un tunnel), nous roulons en Suisse, le pare-brise décoré d'un joli autocollant nous autorisant à circuler sur les autoroutes suisses jusqu'au 31 décembre 2006, mais j'espère bien avoir fini la One Eleven d'ici là !
Une fois encore, le GPS de Robert fonctionne à merveille et nous amène au hall des sports-inscriptions-point de vente-restaurant-dortoir-départ-arrivée-(douche) de la One Eleven.
En vieux briscard Robert nous emmène au fond du dortoir, où c'est le plus calme.

Après notre pasta partie, petite promenade dans les rues calmes de St Gall: c'est manifestement la fête de la bière. Nous résistons tant bien que mal aux effluves de saucisses grillées (bratwurst, pour faire local), bière... ainsi qu'aux jeunes élégantes suisses : les avis sont partagés...

Retour sage donc à nos paillasses. A chacun sa méthode pour dormir : boules quiès, aspirine, tête sous l'oreiller...J'entends soudain une sonorité connue : mon portable, que j'ai oublié d'arrêter. J'ai un peu de mal à le retrouver. Il est bien entendu au fond de la pochette, elle même au fond du sac à course (les sacs qui remplacent ceux en polyéthylène et vendus pour 0,15 Euros). Je ne sais pas si vous avez déjà remarqué comme ils crissent agréablement à l'oreille! Dans un grand dortoir, c'est magnifique ! Bref je récupère mon portable qui a eu le temps d'atteindre la boîte vocale et avant que je l'arrête, signal de réception d'un SMS...d'encouragement pour la course. Merci Boris!

Tant bien que mal le sommeil nous rattrape... et bien vite le réveil aussi. "Debout" à 5 heures pour poursuivre, pour ceux qui le souhaitent, la pasta partie. Tout compte fait je préfère un quart de mon gatosport et quelques céréales. On va avoir besoin de sucres lents !
Le jour commence à se lever, ce qui nous permet d'admirer le temps qui nous attend : bien gris, sol mouillé. A priori la canicule est bel et bien terminée, en Suisse aussi. Ceux qui craignaient la chaleur peuvent être rassurés. Ce n'est pas aujourd'hui qu'on va vider le tube de crème solaire. Il va plutôt falloir utiliser les pneus pluie.

Allez, il est temps de bichonner la machine. Chacun sa méthode pour les pieds : cela va de la chevillère renforcée, en passant par l'élastoplaste, les compeed, la seconde peau, et j'en oublie certainement. Pour le reste, les odeurs de pommade emplissent le dortoir.

6h45, (très) petit échauffement : plus pour ne pas avoir froid que pour préparer les muscles. De toute façon, on a prévu de partir plutôt "lentement". Mais, pas d'impasse sur les étirements.

6h59'45", le speaker annonce départ dans 15 secondes et commence le compte à rebours. L'horlogerie suisse a encore frappé!

7h00'00" coup de pistolet, et ça part ! Plus vite que ce que je pensais! Il faut dire que les premiers 500m sont en descente. J'aurai peut-être du m'échauffer plus!

On a décidé de partir tous les 4 (Georges, Robert, Philippe D et moi). Il y du monde, cela se bouscule un peu, mais j'arrive à suivre Robert et Georges. On a déjà perdu Ph D, mais il nous rattrapera plus tard. Cela roule vite et ça glisse. L'eau sur le marquage au sol, un vrai plaisir! Mais il ne faut pas traîner, et il faut faire attention : les pelotons sont importants. Avec un peu de chance, nous évitons deux grosses chutes: j'applique avec soin une des premières règles du roulage en peloton  : regarder plusieurs coureurs en avant. Ainsi cela permet d'anticiper les mouvements suspects. On arrive ainsi rapidement au 26 ième km, avec sa descente dangereuse. Elle est couverte sur la moitié de sa largeur d'une belle moquette verte du plus bel effet. La route étant mouillée, on choisit la moquette. Cela ralentit bien. On peut même freiner la-dessus! En freinant en T, on sent l'eau qui sort de la moquette et celle-ci glisser sur la route. Une expérience enrichissante!

Tiens, 30 km, premier ravitaillement. Au menu banane, barre de céréales, eau, Rivella, et un truc qui ressemble à du cidre. J'en prendrai une fois, pas terrible ! Parfois un garçon de café nous accompagne pendant quelques mètres avec un plateau pour que nous puissions faire notre marché. C'est toujours globalement descendant, et l'allure ne ralentit pas, loin de là ! Avec Georges et Robert on se faufile au sein de différents groupes. Une petite douleur à la fesse gauche : mon nerf sciatique semble vouloir protester, mais il se taira heureusement bien vite. Déjà des points de frottement aux pieds, malgré les protections. Ces bobos là m'accompagneront jusqu'à la fin !

Les bornes kilométriques défilent, les pancartes indiquant les dizaines de km défilent également, mais curieusement moins rapidement.

40 km, on approche de la distance d'un marathon : on roule toujours vite.

50 km, tiens c'est la première fois que je roule aussi longtemps sans m'arrêter. Les jambes tiennent le coup. Je me sens en forme et j'avale les petites montées sans problème, apparemment mieux même que mes compagnons de sortie. Philippe D nous a rejoint.

55 km. Robert me fait signe qu'il a des difficultés et commence à décrocher. Nous revenons deux fois sur notre groupe. Dans une montée, il me demande de partir, ce que je fais avec regret. Je me lance à la poursuite du groupe emmené par Georges. Après quelques kilomètres je les rejoins, mais Georges en a profité pour prendre le large. Nous roulons Philippe et moi pendant plusieurs kilomètres, puis nous nous faisons rattraper par un groupe de 5 ou 6 personnes. En fait je vais rouler avec eux pendant une quarantaine de kilomètres. Philippe D n'a pas accroché le groupe.

Vers le 60ième km je croise Christine qui est déjà sur le retour.
On approche le point de retour, situé à environ 65 km. J'ai beaucoup bu depuis le début de la course : non seulement une partie de ma propre gourde, contenant un mélange de sucres lents et rapides, mais aussi les boissons proposées par l'organisation tous les 7 ou 8 km depuis le km 28. Bref je commence à avoir envie d'uriner. Ceci me pause un gros problème : soit je m'arrête et je perds le groupe qui roule bien et dans lequel je me sens à l'aise et souvent à l'abri, soit je continue mais avec un gêne...certaine. Dans le premier cas je doute que je puisse revenir dans le groupe. Cette alternative va me hanter pendant un vingtaine de kilomètres. Je finirai par choisir une troisième solution. Je me laisse glisser à la fin du peloton, vérifie que les poursuivants ne sont pas trop près et ...je vous laisse deviner la suite !

Mais revenons à la course. Vers le km 70, il met à pleuvoir. Au point où on en est, on ne va pas s'arrêter pour si peu !
Le groupe a ralenti son allure, mais partir seul devant ne me paraît pas raisonnable; je monte et descend plus vite qu'eux, mais sur le plat, ils me rattrapent. Alors je reste dans le groupe.

Km 80; tiens une douleur à la cuisse droite! C'est une vieille connaissance qui date de mon adolescence : un claquage, résultat d'entraînement de sprints à une époque où les étirements
 n'avaient pas atteint les clubs d'athlétisme de province. Cela faisait au moins trente ans que je ne l'avais pas ressenti! Finalement, la douleur disparaîtra comme elle est venue, sans crier gare.

Km 90. Plus que 21 km, soit la distance de notre dernier téléthon. Je commence à être certain de finir. Nous nous faisons rattraper par un groupe. Pas d'hésitation, je m'y intègre. C'est plus rapide je dois faire quelques efforts, mais cela finit par aller. La route continue à monter, mais pas trop fort. Tiens un panneau indicateur St Gall 15 km. Je me méfie un peu car je me doute bien qu'on ne va pas prendre le chemin le plus court!

On continue à rouler, on traverse des villages en fête, mais toujours pas de panneau 100 km... Le temps passe, je commence à me dire que je vais dépasser les 5 heures. Que ces 10 km paraissent longs; je n'en vois pas la fin. Puis tout à coup, sur la droite, un panneau jaune "Noch 5 km" !
Waouh! Plus que 5 km ! Je n'ai pas vu le panneau 100 km! Les germanophones constateront que ma traduction est toute personnelle (pour les autres, noch signifie 'encore' ! ). Ce panneau m'a complètement électrisé. Je suis sûr maintenant de terminer. 5 km, en montée, c'est comme Cergy Préfecture-Cergy le Haut! Ca baigne, je suis en terrain de connaissance !

Ces 5 derniers km, je ne les ai pas sentis! Le revêtement était bon, bien qu'un peu glissant. Si je ne m'étais pas retenu, je serai parti à fond. Mais je suis sagement resté dans le groupe. On remonte encore quelques concurrents. On en dépasse un allongé par terre, immobile. J'hésite, mais n'étant pas secouriste, ma présence ne servirait à rien.

1 km. On a tous accéléré; c'est presque plat !

0,5 km. Toujours vite! Sur les derniers 100 m, on est 3 ou 4 de front, puis c'est l'arrivée ! J'entends mon nom en passant la ligne ! Un vrai plaisir! Je mets quelques temps à m'arrêter et je rejoins Christine, Georges et Dominique déjà arrivés.
Il fait froid, on va se mettre à l'abri. Vite une chaise et je retire mes patins. Un moment de pur plaisir!
Philippe arrive. Il a souffert des adducteurs, ce qui l'a empêché de rouler correctement pendant les 40 derniers km. On commence à démonter les rollers, mais Robert n'est pas encore arrivé. On commence à s'inquiéter, puis Robert arrive : il a eu un coup de barre vers le km 60 et il a roulé  pratiquement tout seul tout le temps.
On peut commencer sérieusement à nettoyer les roulements: c'est lui qui avait le produit miracle !
Ensuite, on nettoie tranquillement les rollers, Philippe D prend sa douche, mais ce sera le seul à avoir le courage d'affronter le Karcher dehors sous la tente.

Tout à notre satisfaction d'avoir terminé, nous avons égoïstement ignoré la remise des prix. Mal nous en a pris : Christine finit 5 ième de sa catégorie, et les 5 premières avaient droit au podium !
Le mal est partiellement réparé: elle repart avec ... une montre suisse!

Compte tenu des calories dépensées (environ 5000 kcal) on n'hésite pas : une pizza avant de partir!
Puis c'est le départ. Robert roule sagement derrière en Suisse. On essaie de le semer en  prenant au dernier moment une sortie vers l'Allemagne pour éviter Bâle. Mais notre Gordiniste s'accroche!
Le crochet par l'Allemagne est à recommander : il évite les bouchons de Bâle, tout en augmentant à peine la distance. Et cela permet de rouler à fond sur l'autoroute allemande... souvent limitée à 110 km/h et même 10 km/h... à cause de travaux!

Dès la frontière passée, nous reprenons nos habitudes : Robert devant...

Petit arrêt avant d'atteindre la A6 pour se restaurer. Des compétiteurs de la banlieue nous rejoignent lorsque nous avons terminé.
Dernier arrêt avant le péage de la A6 : une voiture vers l'est de Paris, avec Robert, Georges et Philippe D, l'autre directement vers Argenteuil et Sartrouville, où nous arrivons sans encombre vers 23h30.

En bref, un week end inoubliable, dans une excellente ambiance, même si nous avons terminé séparément. Pour ma part, j'ai été surpris par la "facilité" avec laquelle mon corps a supporté l'épreuve : jamais dans le rouge, pas de coup de barre. Je finis les jambes lourdes, bien sûr, mais pas de crampe, pas mal dans le dos (mais ce sera le lendemain!). Une seule blessure à un pied, et les malléoles en bon état !

Philippe Laluc
11-09-2006 09:57 Philippe LALUC
Cet article a été publé le 11-09-2006 09:57. Vous pouvez suivre les réponses reçues par cet article grâce au fil RSS 2.0. Cet article a été favorisé Aucun fois. Vous pouvez laisser un commentaire. Dernière mise à jour 11-09-2006 09:57
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Posté par Perrine
13-09-2006 11:14, , Invité
 
Félicitation pour cette course!
Félicitation pour cette course!! Et surtout à Christine. 
Par contre à partir d'aujourd'hui je jetterais un oeil derrière quand tu te laisseras glisser en queue de peloton.
 
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