Newsflash

Notre prochaine rando publique, ouverte à tous, aura lieu le vendredi 6 juillet 2012. RdV place des 3 Gares à Cergy. Pour les détails, voir ici.

 

 
Accueil arrow Papot'Mag arrow 24 heures du Mans : Impressions… par JV
Identification

Statistiques du site
Site Stats Summary
  Hits Visitors
Total 73861 3152
Today 253 26
Week 1362 198
Month 5823 448
Year 73861 3152
24 heures du Mans : Impressions… par JV Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Il était une fois… Le conte de fée l’histoire a commencé en décembre : « qui fait les 24 heures du Mans ? ». Après quelques hésitations et quelques vicissitudes, nous nous retrouvons à 8, et deux canards à roulettes (je n’ai pas dit des canards boiteux, ils le prouveront d’ailleurs tout au long de l’épreuve) complèteront l’équipe.

D’échanges de mails et de coups de téléphone, l’organisation se met en place. Qui part quand ? Qui emmène quoi ? Qui fait… ? Robert a été un lien et un conseiller précieux pour ceux qui ne connaissaient pas ou avait oublier « comment ça marche ».

 


Ainsi donc, premier départ : vendredi en fin d’après-midi. 220 km, ce n’est pas la mer à boire. Nous arrivons vers 21h30. Premier point : Trouver l’emplacement IDEAL. Pas trop loin de la passerelle et des sanitaires, terrain plat, loin des pompiers (l’an dernier ils ont fait un vacarme d’enfer (impossible à éteindre, un comble pour des pompiers…).

Là ?

Non là, c’est mieux !

Regardes, là bas !

On tombe d’accord : C’est l’emplacement parfait, de toutes façons… vu le temps qu’on y passera…


Maintenant, il faut monter les tentes en délimitant un périmètre suffisamment grand pour que le reste de la troupe puisse s’installer avec nous. Chacun monte sa tente, pas de problème, mais il va falloir monter le chapiteau la tente de Patrick que nous avions emmenée, et là… comment faire ? On cherche… chacun y va de son idée, et après une heure d’énervement… mais non… de rigolade, on obtient un résultat satisfaisant.

Nous attendons nos canards, qui partaient un peu plus tard, et qui arrivent donc vers minuit, montage rapide des tentes (merci M. Décathlon pour les tentes 2s).

Première nuit sur place :on avait évité les pompiers mais pas une bande de joyeux braillards pour qui hurler de plus en plus fort était le moyen de distraction. On dort quand même après cela.

Samedi matin : relax, inscriptions, le capitaine Robert et son lieutenant Philippe s’y collent. Montage, démontage, remontage, graissage des rollers en attendant le dernier wagon, pardon la dernière voiture, qui arrive en fin de matinée : Tout le monde est là !

Arrivés la veille, nous profitons bien de cette matinée sur place ; c’est vraiment la fête du roller, on reconnaît des visages, on retrouve des connaissances : Frédéric, Sophie, Sébastien… C’est joyeux, peut-être pour masquer le stress grandissant à l’approche de l’heure du départ.

Qui fait les qualifications ? Dominique.

Qui fait le départ ? Votre serviteur.

On établit l’ordre des rotations en fonction des groupes de la nuit pour que la transition soit la plus souple possible. Et cela se vérifiera.

 

14 h00 : départ des qualif. : Dominique nous classera en 179ème position. Chapeau !

 

15h50 : je pose mes rollers sur la piste et traverse la piste en chaussettes. Il fait chaud, très chaud, sous ce soleil de plomb et pas un souffle de vent… et il y a deux tours à faire avant de passer le relais.

 

15h55 : la tension monte et pour couronner le tout la sono hurle une musique qui vous glace le sang (si cela avait pu être vrai) du genre « Entrée des gladiateurs ».

 

15h59m50s : la foule scande « 10 – 9 – 8 – 7 - 6 – 5 – 4 – 3 – 2 – 1 – 0 ».

C’est parti pour 24h00 !

 

Je m’élance vers mes chaussures, je les enfile et là je comprends mon erreur : je n’aurais pas dû mettre mes poignées, elles me gênent, je n’arrive pas à tenir les lacets. Je m’en veux, je perds du temps… Ca y est ! Je roule vers ce pneu… là haut ! Ouf ! J’y suis ! Ma langue colle à mon palais, quelques gouttes d’eau, pas le temps de réfléchir, la descente est là, il faut accélérer, prendre le maximum de vitesse, les muscles sont durs, et cette courbe, que je connais, qu’il faut négocier à pleine vitesse. C’est bon c’est passé. Ces quelques instants de « repos » détendent. Maintenant, il faut prendre le rythme. C’est presque plat avant la deuxième descente et les deux virages successifs (pas très faciles). Les grosses difficultés sont passées, le reste est presque plat. J’arrive entre les tribunes, le premier tour est terminé. J’attaque le second : les muscles sont maintenant chaud et je sais que je vais pouvoir accélérer et le faire à fond (si, si j’y crois !). La côte et le pneu sont passés il ne reste plus qu’à rouler.

Retour vers les tribunes, passer le relais, les repères ? ah oui ! Le troisième drapeau, Dominique va-t-il me voir et moi vais-je le voir ? Il est là ! Il entre sur la piste, il prend son élan, j’accélère un peu, je lui place le témoin dans la main, il le tient bien, je lâche, ouf ! C’est fini ! une bonne heure et demi de repos…

 

Retour dans le box, je transmets la puce à Valérie, qui dans une petite dizaine de minutes ira relever Dominique. De relais en relais, chacun fera son tour avant que le mien revienne.

 

Les tours suivants seront plus faciles. C’est le soir, la chaleur devient supportable, puis la nuit arrive. A 23h00, le premier groupe va (essayer de) dormir. Nous restons à 5. Les départs sont plus deux fois plus fréquents ; c’est le moment critique pour tous, la fatigue commence à se faire sentir. Avec la nuit, les repères changent (gare aux chutes)… Je me souvenais, les années précédentes, avoir eu froid et je redoutais ce moment. Mais cette fois, la nuit est restée chaude et c’est à peine si j’ai eu besoin de mettre un vêtement juste pendant la dernière attente. Je roulerai jusqu'à 4h00 du matin en maillot ZONE 4 à manches courtes.

 

A 3h45, Philippe revient suivi de Patrick, Annette, Jean-Yves et Jean-Stéphane , ouf la relève !

D’abord une douche, humm ! Sentir la caresse de l’eau chaude, ne plus avoir la sensation de coller (on dirait une pub pour GDF), se sentir bien (dans tous les sens du terme)… On voudrait rester, rester… mais il faut tenter de dormir.

Je suis incapable de dire combien de temps j’ai attendu le sommeil 10 minutes ou 2h00, combien de temps j’ai dormi 2h00 ou 10 minutes tant tout semble confondu.

8h00 : Je me réveille ou je prends seulement conscience de mon état de veille. Mon esprit est clair, mon corps un peu moins. Je sors de la tente ; il fait beau avec un peu de nuages. Petit déjeuner rapide car nous devons reprendre le cycle normal à partir de 9h00

Les copains nous voient arriver avec plaisir : Ils vont enfin avoir plus de temps entre chaque tour, pouvoir se reposer un peu, manger…

 

Il reste 7h00 à tenir jusqu'à l’arrivée. Nous avons la pêche. Nous tournons comme des horloges, avec régularité. Tout se passera bien, sans raté, sans heurt… sans accident, sans blessure… Ah si ! Une petite anecdote : «un peu avant la relève de la nuit, Dominique termine son tour et doit passer le relais à Valérie. Valérie est dans le box de départ, elle attend, scrute la piste. Dominique tourne en environ 8 minutes. 10 minutes passent, 12 minutes, inquiétude de Valérie : a-t-il eu un pépin ? un accident ? Non ! Il arrive. Il a fait deux tours, aucun des deux n’a vu l’autre au moment du relais et Dominique a continué».

 

Arrivée dans moins deux heures : nous mettons en place la stratégie pour la fin de course, afin que l’avant-dernier relayeur ne fasse pas 3 tours. Jean-Stéphane fera le final précédé de Bruno qui devra faire un retour impératif avant 15h50, heure de fin des relais. Tout se passera comme prévu.

Les gradins sont pleins : des coureurs et des accompagnateurs. Et c’est le décompte de l’arrivée : 16h00, la fin des 24 heures du Mans Roller. Les derniers concurrents finissent leur tour.

 

Nous étions partis sans esprit de compétition (c’est ce qu’on dit), pour le fun (ça c’est vrai). Au départ, après quelques tours nous étions 202ème sur 532. C’était bien et doucement nous avons commencé à gagner des places, grâce certainement à la régularité des passages de relais, aux bons chronos (que nous ne prenions pas…). Dans la nuit, notre avance s’est encore accentuée et au matin nous étions 165ème, nous ne bougerons presque plus, pour finir à la 167ème place.

Un super week-end. Merci et bravo à tous !

 

Jean-Victor

02-07-2009 13:05 Jean Victor Risetto
Cet article a été publé le 02-07-2009 13:05. Vous pouvez suivre les réponses reçues par cet article grâce au fil RSS 2.0. Cet article a été favorisé Aucun fois. Vous pouvez laisser un commentaire. Dernière mise à jour 10-07-2009 15:58
Page vue: 789    
Vos commentaires (2)Fil RSS des commentaires
Note des visiteurs
   (0 vote)

Posté par Perrine
02-09-2009 14:27, , Membre
 
...
Voila un beau récap' qui fait remonter beaucoup de très beaux souvenirs!!!! ;)
 
» Signaler ce commentaire à l'administrateur
» Répondre à ce commentaire
 

Posté par ph.laluc
02-07-2009 21:06, , Membre
 
...
Ben alors, qu'est-ce que j'écris moi maintenant ? Cela ne sera jamais aussi bien! 
 
Philippe
 
» Signaler ce commentaire à l'administrateur
» Répondre à ce commentaire
 
Seul les utilisateurs enregistrés peuvent commenter un article.


mXcomment 1.0.5 © 2007-2012 - visualclinic.fr
License Creative Commons - Some rights reserved
 
< Précédent   Suivant >
(C)2007 Zone 4 Roller - Cergy.